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Le Port de Bordeaux accueille une unité de méthanisation au cœur de sa zone industrialo-portuaire

7 octobre 2026

Le Grand Port Maritime de Bordeaux, participant Green Marine Europe, a inauguré le 8 septembre aux côtés de CVE Biogaz une unité de méthanisation territoriale implantée au cœur de la zone industrialo-portuaire de Bassens. Mise en service en janvier 2026, l’installation transforme des matières organiques issues du territoire en biométhane et en fertilisant organique.

Une boucle locale entre activités portuaires, énergie et agriculture

Implantée sur 2,8 hectares de foncier mis à disposition par le Port, l’unité CVE Port de Bordeaux peut traiter jusqu’à 25 000 tonnes de matières organiques par an. Celles-ci sont collectées dans un rayon moyen de 20 à 25 kilomètres et proviennent notamment de la restauration, de la distribution, des industries agroalimentaires ainsi que des activités industrielles et portuaires.

Selon les données du projet, environ 40 % de son approvisionnement est directement lié aux activités de la place portuaire.

Après préparation, les matières organiques sont introduites dans des digesteurs afin de produire du biogaz, ensuite épuré en biométhane. L’installation dispose d’une capacité de production prévisionnelle de 32 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle en gaz d’environ 2 600 foyers. Le biométhane est injecté directement dans le réseau local exploité par Régaz-Bordeaux.

Le processus produit également du digestat, valorisé comme fertilisant organique auprès des exploitations agricoles partenaires du territoire. Environ 1 200 hectares de surfaces agricoles pourront ainsi en bénéficier chaque année.

Le port comme espace d’expérimentation de la transition

Le projet est issu d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en 2018 dans le cadre du programme "Port à Énergie et à Économie Positives" (PEEPOS). Il représente un investissement de 23,8 millions d’euros. Le Grand Port Maritime de Bordeaux détient 10 % du capital du projet, aux côtés de CVE.

Cette implantation illustre le rôle que peuvent jouer les zones portuaires dans le développement de nouvelles chaînes de valeur territoriales, en rapprochant gestion des déchets, production d’énergie renouvelable, activités industrielles et agriculture.

L’unité devrait permettre d’éviter plus de 11 200 tonnes de CO₂ par an selon les estimations communiquées par les porteurs du projet.

 

Crédit photo : GPMB